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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 15:40

À CAEN, l'association Démosthène, association pour la citoyenneté, espace universitaire de débats, organise cette année, en collaboration avec la Ligue des Droits de l'Homme, un séminaire sur le thème : "La prison, une question citoyenne".

 

Ci-dessous, l'argumentaire de ce séminaire et le programme des conférences.

 

                             Démosthène

                                      _____________________________________________________

                                       Association pour la citoyenneté, espace universitaire de débat

                                       Conférences Débats 2015/2016

                                         Association Démosthène et Ligue des Droits de l’Homme

                                                                 Université Caen Normandie

 

                       « La prison, une question citoyenne »

 

                Quelles sont les conditions, les modalités et les pratiques pour que les

                   personnes détenues réintègrent la société à leur sortie de prison ?

 

La très grande majorité des personnes détenues sortent un jour de prison et réintègrent la

société civile.

Mais, seul un faible pourcentage d’entre elles a préparé la sortie en détention. Or, on sait

maintenant que la récidive survient principalement chez les personnes dont l’insertion

sociale n’a pas été suffisamment organisée.

En effet, depuis des décennies, chercheurs et sociologues ont bien montré que la prison ne

remplit pas le rôle prescrit par la loi : amendement du condamné, renoncement aux

infractions, préparation à la sortie et à l’insertion postpénale.

La réintégration sociale des condamnés est un long chemin. Pour bon nombre, la peine

s’effectue en prison où le condamné doit pouvoir débuter son parcours de réintégration

sociale en tant que « citoyen ».

Sa dignité doit y être respectée, avec ses droits fondamentaux, comme le prescrivent les

lois en France et en Europe, et comme le vérifie chaque année le Contrôleur Général des

Lieux de Privation de Liberté.

Or, la plupart des sortants de prison se retrouvent dans un espace incertain et précaire, une

sorte de « no man’s land » hors les murs de la prison, mais toujours hors la société, la

porte de celle-ci restant bien fermée.

C’est la raison pour laquelle l’Association Démosthène et la Ligue des Droits de

l’Homme proposent une réflexion sur la réalité carcérale et postpénale, dans le cadre d’un

séminaire en 2015-2016, « La prison, une question citoyenne ».

 

Ce séminaire 2015-2016 comporte cinq conférences-débats :

1ère conférence – 9 novembre 2015

« Parce qu’ils sortiront un jour …»

Paul Roger Gontard

Prison et préparation à la sortie

2ème conférence – 30 novembre 2015

« Parce que la sortie se prépare …»

Serge Portelli

L’exécution de la peine et ses aménagements

3ème conférence – janvier 2016

« Parce qu’il existe d’autres formes de prison… »

Table ronde - La prison autrement

4ème conférence – mars 2016

« Parce que le travail est une clé de l’insertion… »

Table ronde -Juge d’application des peines- Chefs d’entreprise

Le travail, clé de l’insertion sociale

5ème conférence – avril/mai 2016

« Parce que la réparation reste une question… »

La justice restauratrice

 

Ces conférences se tiennent à 20h30

Campus I – Université de Caen Normandie

Amphithéâtre TOCQUEVILLE

Entrée libre et gratuite, ouverte à tous

 

Démosthène - Maison des Solidarités (1er étage ) - 51 Quai de Juillet – 14000 CAEN

Tél. : 02 31 34 70 28 – Courriel : HYPERLINK "mailto:associationdemosthene@

orange.fr" association-demosthene@orange.fr

Site internet : www.demosthene.asso.fr

Ligue des Droits de l’Homme de Basse-Normandie, Maison des Associations, 14000

CAEN

Tél : 06.11.75.18.21 – Courriel : ldh HYPERLINK

"mailto:bassenormandie@ldh-france.org" bassenormandie@ldh-france.org

Site internet :http://site.ldh-France.org/bassenormandie/ et www.ldh14.com/

 

La première conférence, le 9 novembre, sera présidée par Laurence DUMONT, députée, vice-présidente de l'Assemblée Nationale.

Paul Roger GONTARD, juriste, docyeur en Droit pénal, ancien conseiller au secrétariat d'Etat à la Justice, fera un état des lieux à propos des textes, de leur application réelle, et de leur pertinence à l'égard du sens de la peine.

 

Le 30 novembre, seconde conférence du cycle, même lieu, même heure, Serge PORTELLI, magistrat, traitera des aménagements de peine : objectifs et modalités, effets sur l'insertion postpénale, avantages et limites. Son dernier ouvrage, paru en 2014, s'intitule "lla vie après la peine, document"

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 14:01

La protection de l’enfance en danger nécessite de prendre des mesures, qui peuvent être douloureuses, mais qui doivent permettre à l’enfant de vivre dans une plus grande sécurité, favorable à son épanouissement personnel.

Le « principe de précaution » est toutefois mis en avant parfois pour justifier des décisions de séparation qui paraissent excessives, en particulier lorsque le danger n’est que supposé, ou lorsque des délits antérieurs sont considérés comme devant à coup sûr récidiver.

Nous avons évoqué, page 53 de ce blog sous le titre « l’interdiction de contact auteur-victime et… l’incitation au divorce » la situation de Patrice, condamné pour avoir commis des abus sexuels sur Kevin, et de ce fait, interdit de contact avec Ludovic, demi-frère de Kevin.

(La situations est réelle, mais tous les prénoms sont bien sûr modifiés pour préserver l’anonymat des personnes).

Imaginons ce que pense Ludovic de sa situation.

J’AI 10 ANS

J’ai 10 ans … et je ne sais pas trop quoi dire aux copains qui me posent des questions sur mes parents et surtout sur mon père. Dylan, ses parents sont divorcés et il a la résidence partage. Ça lui plait bien d’être une semaine chez son père et une semaine chez sa mère. En plus, ses parents ont l’air de bien s’entendre. Pour Erwan, c’est plus compliqué. Il est toute la semaine chez sa mère et il va passer des week-ends chez son père. Mais ses parents s’insultent tout le temps. Ça l’agace.

Moi, c’est pas pareil, mes parents ne sont pas séparés. Mais c’est à cause de moi qu’ils ne vivent pas ensemble. C’est un juge qui a décidé que Papa ne devait pas vivre avec nous, Maman et moi. Papa m’a tout expliqué. Mais je peux quand même pas répéter ça à mes copains ! Papa a fait de la prison parce qu’il a joué avec le zizi de mon frère. C’est pas mon frère, c’est un demi-frère : mon père avait déjà 3 enfants quand il s’est marié avec Maman, et je suis né après. Ils habitaient tous les trois avec nous. C’est avec Kevin, le plus vieux des trois, que Papa a fait des bêtises. Papa m’a bien expliqué qu’il avait pas le droit de faire ça, et que c’est normal qu’il aille en prison pour ça. Mais il m’a dit aussi qu’il ne le ferait jamais plus et qu’il le ferait pas avec moi, parce qu’il avait bien compris que c’était interdit. Il m’a dit qu’un Papa, ça doit protéger, et ça doit pas faire des abus sexuels.

Quand il était en prison, j’étais tout petit, j’allais encore à l’école maternelle, et j’allais des fois le voir avec Maman. J’aimais bien aller le voir parce qu’il me manquait. Mais le parloir à la prison, c’était quand même pas très drôle parce qu’il y avait plein de gens autour de nous.

Je le savais bien qu’on n’a pas le droit de toucher le zizi. Des fois, Maman me mettait chez ma tante pendant qu’elle allait travailler. Ma tante, elle gardait des enfants de la DASS et une fois, y a une petite gamine qui m’a baissé ma culotte pour jouer avec mon zizi. J’ai trouvé ça bizarre. Quand j’ai raconté ça à la maison, Papa s’est fâché. Il m’a dit qu’il fallait pas se laisser faire et il est allé disputer ma tante pour qu’elle surveille davantage, parce qu’il veut pas qu’il m’arrive des trucs comme ça.

Quand Papa est sorti de prison, il est revenu à la maison. Mais après, y a un juge qui a dit que c’était dangereux et qu’il fallait qu’il aille habiter ailleurs. Alors, il est parti habiter dans une autre ville, tout près de son travail. Mais je le réclamais et il venait me voir souvent. J’ai aussi une grande sœur, qui a 25 ans. C’est une fille de Maman, pas de Papa. Je sais qu’elle est allée dire à une assistante sociale que Papa n’avait pas le droit de me voir et qu’il venait quand même. Alors, c’est encore de ma faute ; il est retourné en prison. Je me rappelle, j’étais en CP. J’ai cru que je le reverrais plus jamais. Heureusement, il est ressorti de prison et un autre juge a bien voulu qu’il vienne me voir à la maison, seulement quand Maman est là. Depuis, je le vois presque tous les dimanches. C’est pas beaucoup, mais j’aime bien quand il vient faire des travaux dans la maison pour Maman et moi. Il a réinstallé la cuisine et collé du papier peint dans la salle et dans ma chambre. Tout de suite, c’est chouette, il a eu un accident à son travail. Alors, il vient plus souvent chez nous.

Mais ce qui m’embête, c’est qu’il se dispute souvent avec Maman à cause de moi. Il trouve que Maman n’est pas assez sévère. Je sais bien qu’il a raison. Il veut pas que je mange toujours des bonbons. Mais quand je fais les courses avec Maman, elle m’en achète toujours, quand je lui demande. Mon prof de judo aussi, il trouve que j’en mange de trop et que je suis pas assez actif sur le tatami. Mais moi, je voudrais que Papa soit là tous les jours. Même quand il me dispute. L’autre jour, il m’a rouspété parce que je sortais tout nu de la douche pour me rhabiller dans la salle. Il veut que je me change dans la salle de bain. Mais Maman, elle, elle dit rien.

Mais je suis pas sûr qu’il revienne. Je l’ai entendu l’autre jour. Il disait à Maman qu’il allait sûrement changer de travail et habiter dans une autre ville. Ça me rend triste.

En plus, Kevin, Papa n'avait pas non plus le droit de le voir. Pourtant, il y a pas longtemps, il est revenu vivre dans la maison de Papa. Il paraît que c'est parce qu’il est majeur que le juge a bien voulu. Maman a été très fâchée parce qu’elle dit que c’est à cause de Kevin que Papa a été obligé de partir. Mais j’ai bien compris que c’est aussi à cause de moi. Et Maman, elle veut pas non plus que je voie Kevin.

En plus, j’aimais bien Béatrice, c’est aussi une demi-sœur. Je m’entendais bien avec elle quand elle était à la maison avec nous. J’étais tout petit, j’allais à la maternelle. Quand Papa est parti en prison, elle est repartie avec Kevin et son autre sœur chez leur mère. Je ne les jamais revus depuis. Maman m’a dit que Béatrice l’appelait souvent au téléphone. Elle voudrait venir me voir et moi je voudrais bien la voir aussi. Mais elle habite loin et, je comprends pas pourquoi, il paraît que Papa n’a pas le droit de la voir non plus. Sans ça, il pourrait aller la chercher avec sa voiture, parce que Maman, elle a pas de voiture.

Un jour, ma tante a parlé avec Maman que Papa avait été condamné pour un viol sur Kevin. J’ai redit ça à la maison. Papa s’est vraiment fâché et il a rouspété Maman qu’elle devrait pas laisser sa sœur dire des mensonges comme ça. Je sais pas ce que c’est un viol. Mais ça doit être plus grave que ce qu’a fait Papa à Kevin. Et Papa m’a dit de surtout pas répéter des choses comme ça.

Je trouve que tout ça, c’est pas juste. C’est pas normal que les Juges m’empêchent de vivre avec mon père. J’ai pas fait de bêtises, moi. J’ai des bonnes notes en CM1 et au judo je vais peut-être passer ceinture verte. Et puis, je sais bien, moi, que Papa ne fera plus des trucs sexuels comme ça.

Moi, quand je serai grand, je ferai comme Kevin, j’irai habiter avec Papa, même si le Juge est pas d’accord.

p.c.c ; Michel SUARD

J’ai 10 ans

Je vis dans des sphères

Où les grands n’ont rien à faire

Je vais souvent

Dans des montgolfières des géants

Et des petits hommes verts

Si tu me crois pas, hé

Taar ta gueule à la récré.

(A. Souchon)

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 10:40

Fin Mai, nous avons publié sur ce blog les commentaires de Michel Suard sur le congrès international du BICE (Bureau International Catholique de l’Enfance) qui s’est tenu à paris le 20 mai. Cet organisme vient de publier la synthèse des interventions du congrès, la déclaration finale ainsi que les recommandations aux états en matière d’abus sexuels des enfants. Il doit être possible de les trouver sur le site www.bice.org.

Début juin, l’association ARSINOE (Autre Regard Sur l’INceste pour Ouvrir sur l’Espoir) www.arsinoe.org organisait deux journées internationales avec pour thème : « Comment retrouver dignité et sens de la vie après un abus sexuel ? ». À la page 62 de ce blog, sous le titre « Abus sexuels. Congrès Internationaux II. Après le congrès d’ARSINOE » vous trouverez les commentaires et analyses de Michel Suard, partagé entre satisfaction et insatisfaction, face à l’humanisme de certains intervenants et la "violence thérapeutique" de quelques autres.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 17:38

Les 4,5 et 6 juin se tient à Charleroi, en Belgique , le 8ème CIFAS, Congrès International Francophone sur l’Agression Sexuelle. Ce Congrès a lieu tous les deux ans, en alternance au Québec et en Europe (Belgique, France ou Suisse). Congrès « scientifique » au cours duquel près de 150 interventions, en plénières, en ateliers, symposiums, communications ou posters sont proposées aux participants. Les thèmes abordés portent sur le traitement des auteurs d’agressions sexuelles, mais aussi des victimes, sur le rôle de la justice, sur l’attitude des médias. www.cifas2015.be

Les 4 et 5 juin, un autre congrès international se tient à Angers, organisé par une association : ARSINOE (« Autre Regard Sur l’Inceste pour Ouvrir sur l’Espoir »). Ce congrès porte surtout sur l’aide à apporter aux victimes puisque le thème en est : « Comment retrouver dignité et sens de la vie après un abus sexuel ? ». Les orateurs sont français, canadiens, autrichien, italien, belge, suisse. www.arsinoe.org

Le 20 mai s’est tenu à paris, au Collège des Bernardins, un autre congrès international sur l’abus sexuel des enfants, organisé par le BICE (Bureau International Catholique de l’Enfance), avec des intervenants venant d’Afrique, d’Amérique du Nord et du Sud, d’Asie et d’Europe. Là aussi, congrès centré sur l’aide à apporter aux enfants victimes, en termes de protection et de promotion de la résilience. www.bice.org

La multiplication de ces congrès n’est pas sans poser question. Elle signe à la fois le caractère universel de l’abus sexuel sur les enfants et la difficulté à faire respecter les droits des enfants pourtant universellement reconnus depuis la Convention Internationale des Droits de l’Enfant qui date de 1989 (article 34 : Les Etats s’engagent à protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle…).

Michel Suard a assisté au congrès du BICE. Il assistera ensuite au congrès de ARSINOE. Son commentaire sur le congrès du BICE est à lire dans le n° 61 de ce blog sous le titre : Abus sexuels. Congrès International. Après le congrès du BICE.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 17:03

En 2010, des associations de victimes, et en particulier l'Association Internationale des Victimes d'Inceste (A.I.V.I.) avaient obtenu que des députés fassent voter une proposition de loi visant à introduire l'inceste dans le code pénal. Cette loi a été votée, mais, à la suite d'une "Question Prioritaire de Constitutionnalité", le Conseil Constitutionnel l'a annulée par une décision du 16 septembre 2011, la définition de la famille étant jugée trop imprécise. Par exemple, le beau-père, auteur d'abus sur la fille de sa compagne, fait certes partie de la famille recomposée, mais il ne fait pas partie des personnes avec qui la fille aura l'impossibilité de se marier, ce qui est la définition classique de l'inceste. La loi a donc été annulée.

Mais les associations de victimes ont récidivé, et ont fait de nouveau pression sur les élus (ce ne sont pas tous les mêmes qu'en 2010), et un nouveau texte est en discussion au Parlement. Le nouveau texte veut éviter les imprécisions de la loi votée en 2010. Il reprend pourtant les mêmes erreurs ! Et la souffrance, tout à fait respectable, d'un certain nombre de victimes, ne devrait pas aboutir à des lois fondés essentiellement sur l'émotion.

Nous avons déjà dit sur ce blog (pages 26,27,28) qu'une telle introduction était inutile, floue et même dangereuse. Aujourd'hui, à la page 60, nous redisons "Non au mot "inceste" dans le code pénal" et nous vous invitons à nous adresser vos réactions.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 13:40

L'association Démosthène, à CAEN, propose un "espace universitaire de débats" autour de la citoyenneté. Elle anime entre autres activités un "atelier prison" qui cherche à faire respecter les droits des personnes détenues, à faire connaître les conditions de vie en prison.

Cette association a organisé début avril un colloque sur "les prisons sans barreaux, un pas vers la réinsertion, une modalité sous employée en France".

Michel Suard a assisté à ce colloque et en fait le commentaire à la page 59 de ce blog sous le titre : "Des prisons sans barreaux, ça existe !". L'existence et la réussite de ces prisons "ouvertes" permettent de reposer la question du sens de la peine et donc de ce qu'attend la société de la sanction des criminels et des délinquants.

Une seule prison de ce type existe en France. Elle reçoit presque exclusivement des personnes condamnées pour des crimes sexuels intrafamiliaux.

Sur la question des agressions sexuelles, il faut noter deux congrès qui vont se tenir prochainement, aux mêmes dates. Le CIFAS (Congrès International Francophone sur l'Agression Sexuelle) se tiendra en Belgique à Charleroi les 4, 5 et 6 juin (www.cifas2015.be). Ce congrès a lieu tous les deux ans, alternativement au Québec, et en Europe. Aux mêmes dates, les 4 et 5 juin, l'association ARSINOE (Autre Regard Sur l'INceste pour Ouvrir sur l'Espoir) organise à Angers deux journées internationales d'étude et de réflexion sur "Comment retrouver dignité et sens de la vie après un abus sexuel?" (www.arsinoe.org)

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 09:15

L'association "Mémoire traumatique et victimologie" vient de publier les résultats d'une enquête sur l'impact des violences sexuelles sur les victimes.

Michel SUARD se livre à une analyse très critique de cette enquête dans un article intitulé "Résilience ? Connaissent pas..." que vous pouvez lire sur ce blog à la page n° 58.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 22:01

Le blog de l'A.T.F.S. propose habituellement des textes qui portent sur les violences intrafamiliales. La famille est en effet le lieu privilégié des violences, entre parents et enfants et aussi entre conjoints. S'il est illusoire de vouloir éradiquer la violence qui fait partie de notre condition d'êtres humains, il importe de tenter de la canaliser, de chercher à la comprendre, à penser ce qui peut paraître impensable.

L'actualité récente nous amène à réfléchir aussi sur une violence sociale exercée au nom de la religion. Un lecteur de notre blog nous a adressé la réaction d'un philosophe sur iles tueries parisiennes récentes. Nous livrons ce document à votre réflexion.

Face à la tragédie de Charlie Hebdo

par Jean-Marie Muller*

Dans l’après-midi du 7 janvier, ayant appris qu’un attentat avait été commis dans les locaux de Charlie Hebdo, je découvre sur Internet que Cabu est au nombre des journalistes tués. Cette nouvelle me bouleverse. Â plusieurs reprises, dans ma vie militante, j’ai eu l’occasion de le côtoyer et un lien d’amitié s’était créé entre nous. Le sourire qui illuminait son visage laissait transparaître une grande sérénité. Il témoignait d’une grande douceur. Chaque semaine, en ouvrant Le Canard Enchaîné j’avais hâte de découvrir ses dessins.

Dans le même temps, je découvre les noms des autres personnes tuées dans cet attentat – journalistes et policiers - et je mesure l’ampleur de la tragédie qui frappe la France tout entière. Ces meurtres odieux sont la négation et le reniement des valeurs d’humanité qui fondent la civilisation. Le dimanche 11 janvier, j’ai manifesté dans les rues de Paris pour affirmer avec des centaines de milliers d’autres Français notre détermination à refuser toute peur face aux menaces terroristes et à continuer de lutter pour la liberté. Cette formidable mobilisation populaire pourrait être un signe d’espérance pour la démocratie française. L’idée-force autour de laquelle ces milliers de Français ont voulu se rassembler était d’affirmer leur volonté de faire communauté au-delà de tout communautarisme, et de vivre ensemble une véritable laïcité qui respecte les convictions de tous dans l’affirmation d’une éthique universelle qui seule peut fonder l’égalité, la liberté et la fraternité.

La publication des caricatures de Mahomet en question

Pour autant, je dois avouer que je ne saurais être entièrement solidaire des décisions prises par Charlie Hebdo concernant la publication des caricatures du Prophète Mahomet.

Il se trouve que j’ai séjourné du 2 au 13 février 2006 à Jérusalem. J’avais été invité à me rendre à Gaza par Ziad Medoukh, professeur de français à l’Université Al-Aqsa de Gaza, afin d’y animer une session sur la non-violence. Lors d’un séjour précédent en Israël, le Consul de France m’avait assuré qu’il me donnerait tous les feux verts pour que je puisse aller à Gaza. Mais, cette fois, il m’a fait savoir qu’en raison de la publication des caricatures danoises en France (France-Soir les a publiées le 1er février et elles seront publiées le 8 février dans Charlie Hebdo) et des manifestations d’hostilité qu’elles ont provoquées parmi les Arabes, il était hors de question que je me rende à Gaza. Le 2 février, les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa avaient affirmé : « Tout Norvégien, Danois ou Français présents sur notre terre est une cible. »

C’est donc au Proche-Orient, dans ces conditions quelque peu particulières, que j’ai reçu les informations au sujet de la publication en France des caricatures de Mahomet. Sans aucun doute, ce décentrement m’a amené à une perception de la réalité sensiblement différente de celle qui a semblé prévaloir en Occident. Dès mon retour en France j’ai écrit un article intitulé « Le choc des caricatures ». J’en reproduis ici quelques extraits :

« Si l’on s’en tient à juger les événements déclenchés par ces dessins, d’abord publiés au Danemark, à travers le prisme de l’idéologie laïque occidentale, on risque fort de ne voir dans ces publications qu’un exercice légitime de la liberté d’expression. On devient alors incapable de comprendre la lecture que les musulmans font de ces mêmes événements. En démocratie, la liberté d’expression est un droit imprescriptible, mais elle n’est pas un droit absolu. Elle trouve ses limites dans le respect d’autrui. Elle n’est légitime que si elle est conjuguée avec l’intelligence et la responsabilité, deux vertus qui se trouvent également au fondement de la démocratie. La rhétorique sur la liberté de diffamation qui prétend justifier la publication de ces dessins présente aux musulmans une caricature de la démocratie occidentale. Dès lors, toutes celles et tous ceux qui, au sein du monde musulman, s’efforcent de faire prévaloir les valeurs et les principes de la laïcité démocratique se trouvent placés dans une position intenable.

« Quand on considère le déficit de la liberté d’expression dans de nombreuses sociétés – notamment dans des pays dominés par des régimes qui font référence à l’islam -, on mesure mieux la valeur décisive de cette liberté pour construire une démocratie authentique. Ceux qui ont la chance d’en bénéficier ont la responsabilité de ne pas la déconsidérer par des abus déraisonnables. (…)

« Certes, toute religion doit être soumise à la critique de la raison et, tout particulièrement, sur son rapport à la violence. (…) Ce débat exigeant n’est pas facile, mais l’une des conséquences les plus graves de la publication de ces caricatures, c’est de le rendre plus difficile encore.

« Inconscients de leur arrogance, les occidentaux appellent les musulmans à savoir faire preuve d’humour face à l’insolence de dessins qui se voudraient humoristiques. Mais l’humour est un bien trop précieux pour être galvaudé. Il se renie lui-même lorsqu’il se transforme en dérision et en stigmatisation. Ces dessins, en réalité, ne présentent qu’une caricature de l’humour.

« Point besoin n’était d’être devin pour prévoir que de telles satires ridiculisant le Prophète Mahomet seraient interprétées par les musulmans comme autant d’offenses à leur religion. Pour autant, ces foules de musulmans en colère, instrumentalisées par des groupes ou des régimes politiques, qui profèrent des cris de haine à l’encontre de l’Occident, en allant parfois jusqu’à en appeler au meurtre, donnent assurément une image caricaturale de l’islam.

« Le plus dramatique, c’est que ce choc des caricatures nous a fait faire un pas en avant dans la logique détestable du « choc des civilisations ». Les relations entre le monde occidental et le monde musulman comportent un formidable défi. Pour le relever, il importe d’avoir l’audace de défricher le chemin d’un dialogue sans concession qui nous permette d’inventer un avenir commun en découvrant, au-delà des errements du passé, des références éthiques communes. »

Ces jugements apparaîtront peut-être durs à d’aucuns, trop durs. Je rappelle qu’ils ont été écrits en 2006 et qu’ils concernent les caricatures danoises publiées en France. Nous avons probablement oublié les passions qu’elles ont alors suscitées au sein des communautés musulmanes en France et partout dans le monde. Pour ce qui concerne les dessins de Charlie Hebdo publiés depuis, il faudrait certainement apporter des nuances. Ces dessins sont différents les uns des autres et chacun doit être jugé pour lui-même à travers un large spectre d’appréciations.

Les religions, malheureusement, ignorent la non-violence

Face à la tragédie des 7 et 8 janvier, les responsables religieux ont tenu à condamner ces meurtres en affirmant que les religions ne prêchaient que la tolérance et la paix et qu’elles étaient innocentes de cette tragédie. Mais ce langage religieusement correct risque fort de contenir un déni de la réalité.

L’histoire des hommes est criminelle. Jusqu’à la désespérance. La violence meurtrière semble peser sur l’histoire comme une fatalité. L’exigence universelle de la conscience raisonnable interdit le meurtre : « Tu ne tueras pas ». Cependant, nos sociétés sont dominées par l’idéologie de la violence nécessaire, légitime et honorable qui justifie le meurtre. Dès lors, pour de multiples raisons, l’homme devient le meurtrier de l’autre homme. Et souvent la religion apparaît comme une partie intégrante des tragédies criminelles qui ensanglantent le monde.

Même lorsqu’ils ne tuent pas « au nom de la religion », les hommes tuent maintes fois en invoquant la religion. En de multiples circonstances, la religion permet aux meurtriers de justifier leurs méfaits. Elle leur offre une doctrine de la légitime violence et du meurtre juste. Â de nombreuses reprises, elle commet l‘erreur décisive de laisser croire aux meurtriers que « Dieu est avec eux ».

Il est remarquable que, au-delà de certaines différences d’accentuation, les religions s’en tiennent pour l’essentiel à la même doctrine. Le plus important n’est pas ce que les religions disent de Dieu, mais ce qu’elles disent de l’homme, plus précisément ce qu’elles disent à l’homme et ce qu’elles ne lui disent pas.

Prendre Gandhi à la lettre

Il faut prendre définitivement Gandhi à la lettre lorsqu’il affirme que la non-violence est la vérité de l’humanité de l’homme. Gandhi affirme également : « La seule manière de connaître Dieu est la non-violence. » En ignorant la non-violence, les religions ont méconnu Dieu dont l’être - en toute hypothèse - est essentiellement pur de toute violence. L’opposé de la foi, ce n’est pas l’incroyance, mais la violence. Mais ce qui est plus grave encore, c’est qu’en ignorant la non-violence, les religions ont méconnu l’homme dont l’être spirituel s’accomplit dans la non-violence. En justifiant la violence, c’est l’homme que les religions trahissent. C’est l’humanité de l’homme qu’elles nient.

L’antinomie radicale entre l’amour et la violence

On a souvent critiqué les religions pour leur justification de la violence. Certes, les religions sont coupables par ce qu’elles apportent à la violence, mais surtout par ce qu’elles n’apportent pas à la non-violence. Cela implique qu’il n’est pas suffisant que les religions ne justifient plus la violence ; il est nécessaire qu’elles n’ignorent plus la non-violence.

Même lorsqu’elles ont prêché l’amour, les religions n’ont pas osé affirmer la contradiction irréductible, l’incompatibilité essentielle, l’antagonisme absolu, l’antinomie radicale entre l’amour et la violence. Elles ont encore laissé croire aux hommes qu’il était possible de conjuguer ensemble l’amour et la violence dans une même rhétorique. Voilà l’erreur capitale. Car, dans cette rhétorique, le principe de non-violence se dissout. La transcendance de l’homme, c’est de craindre davantage le meurtre que la mort.

Les doctrines religieuses justifient le meurtre

De nombreuses voix se sont élevées pour prétendre haut et fort que « l’islamisme n’avait rien à voir avec l’islam ». Il importe certes de refuser tout « amalgame », de fermer la porte à la stigmatisation des musulmans qui seraient tous co-responsables de l’islamisme et de ses dérives criminelles. L’islamophobie doit être récusée et condamnée sans aucune concession. Cependant, on ne saurait nier la possibilité pour les islamistes de recourir à la caution de nombreux versets coraniques pour faire prévaloir, au-delà des compromissions de l'histoire, leur conception intégriste de l'islam. En toute rigueur, le droit musulman prescrit la plus extrême sévérité à l’encontre de ceux qui critiquent le prophète. La loi islamique n’exclut nullement le meurtre des blasphémateurs. Mahomet lui-même n’hésita pas à faire assassiner des dissidents qui avaient défié son autorité. Les islamistes peuvent prétendre qu'ils sont des orthodoxes conséquents, radicaux et donc intransigeants. Entre l'islam traditionnel et l’islamisme des intégristes, il existe des passerelles dès lors que le texte coranique permet la lecture fondamentaliste qu’en font les islamistes.

Aussitôt qu’une telle critique de l’islam est amorcée, il est affirmé qu’il en est ainsi de toute religion. En toute hypothèse, cette affirmation est une confirmation et non pas une infirmation. Sans aucun doute, l’analyse qui vient d’être faite du Coran vaut également pour la Bible dont de nombreux versets justifient la violence. Les compromissions du judaïsme et du christianisme avec la violence ont beaucoup varié au cours de l’histoire selon le temps et le lieu. Pour sa part, Jésus a récusé la loi du talion, il a demandé à ses amis de remettre leur épée au fourreau et de ne pas résister au mal en imitant le méchant. Pour autant, cela n’a pas empêché l’Inquisition d’être catholique avant de devenir musulmane et les guerres chrétiennes du XVIème siècle – « pensons à la nuit de la Saint Barthélemy » - n’ont rien à envier aux guerres musulmanes d’aujourd’hui.

Nécessité ne vaut pas légitimité

Certes, nous savons que la non-violence absolue est impossible en ce monde. L’homme peut se retrouver prisonnier de la dure loi de la nécessité qui l’oblige à recourir à la violence. Mais, même lorsque la violence apparaît nécessaire, l'exigence de non-violence demeure ; la nécessité de la violence ne supprime pas l'obligation de non-violence. Nécessité ne vaut pas légitimité. Justifier la violence sous le prétexte de la nécessité, c’est rendre la violence sûrement nécessaire et enfermer l’à-venir dans la nécessité de la violence.

En pactisant avec le meurtre, les religions n’ont pas commis des fautes, elles ont commis des erreurs, des erreurs de doctrine, des erreurs de pensée qui sont autant d’erreurs contre l’esprit. Aujourd’hui comme hier, c’est un impératif moral catégorique que les religions décident de rompre une fois pour toutes avec leurs doctrines de la légitime violence et du meurtre juste et optent résolument pour la non-violence. Pour une part décisive, l’à-venir de l’humanité dépend de cette décision des religions.

L’espoir, c’est que l’extrémisme de la violence commise en France mais aussi en de nombreux pays dans le monde au nom de la religion obligera les responsables religieux à opérer cette rupture.

Combattre l’antisémitisme

Le meurtre de quatre français de religion juive le 8 janvier Porte de Vincennes dans un supermarché Hyper Casher vient donner un surcroît de tragédie au drame de la mort des journalistes de Charlie Hebdo. Là encore, il importe de condamner absolument tout relent d’antisémitisme. Mais il faut reconnaître que, pour une part, l’origine de l’antisémitisme provient de la politique de l’État d’Israël menée au nom d’un judaïsme radical. Le risque est réel que la condamnation du racisme antisémite laisse entendre une justification de la politique du gouvernement israélien. De ce point de vue, la présence du chef du gouvernement israélien à la manifestation du 11 janvier n’a pas été sans ambiguïté. Qui pourrait prétendre que les droits des Palestiniens sont respectés par l’État d’Israël ?

La France est en guerre

« La France est en guerre contre le terrorisme » a déclaré le Premier Ministre, Manuel Valls, le 13 janvier à l’Assemblée Nationale. Certes, les menaces « terroristes » qui pèsent sur la France sont bien réelles, mais il serait illusoire de croire que seules des mesures sécuritaires, c’est-à-dire policières et militaires, pourront les circonscrire et les éliminer.

Ne parler que d’horreur, de barbarie, de monstruosité risque fort de nous égarer en nous conduisant à occulter le caractère politique de ces actes. Pour comprendre le terrorisme, il ne suffit pas de brandir son immoralité intrinsèque. Dès lors que la dimension politique du terrorisme sera reconnue, il deviendra possible de rechercher la solution politique qu'il exige. La manière la plus efficace pour combattre le terrorisme est de priver leurs auteurs des raisons politiques et économiques qu'ils invoquent pour le justifier. C'est ainsi qu'il sera possible d'affaiblir durablement l'assise populaire dont le terrorisme a le plus grand besoin. Souvent, le terrorisme s'enracine dans un terreau fertilisé par l'injustice, l'humiliation, la frustration, la misère et le désespoir. La seule manière de faire cesser les actes terroristes est de priver leurs auteurs des raisons politiques invoquées pour le justifier. Dès lors, pour vaincre le terrorisme, ce n'est pas tant la guerre qu'il faut faire, que la justice qu'il faut construire. Ici et là-bas.

  • Philosophe et écrivain.

Auteur notamment de Désarmer les dieux, Le christianisme et l’islam au regard de l’exigence de non-violence, Le Reliè Poche, 2010.

Lauréat 2013 du Prix international de la fondation indienne Jmanalal Bajaj pour la promotion des valeurs gandhiennes.

www.jean-marie-muller.fr

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 10:17

TABLE DES PUBLICATIONS 2010-2014 sur www.atfs.fr

Le N° du document renvoie à la rubrique « Pages » du blog

Titre du document

Auteur

Date et lieu de la première parution (si pas de lieu : première parution sur le blog)

CANCER

Page n° 6 : Vivre au quotidien avec la maladie. M-P. Fronval, M. Suard 2009

Page n° 22 : Guérison du cancer.présentation 2011 du livre de Francette Peulon

COMPÉTENCES PARENTALES

Page n° 9 : Les compétences parentales. M. Suard 2005 conférence Rouen

Page n° 15 : Une « unité d’accompagnement éducatif des familles ». M. Suard 2005

INCESTE

Page n° 2 : Répression et traitement des auteurs d’agressions sexuelles intrafamiliales. M. Suard 2002 association ARSINOE

Page n° 3 : Une expérience de thérapie avec des pères incestueux dans un centre de détention. M. Suard 1998 colloque AFIREM Angers

Page n° 4 : L’inceste et la loi. M. Suard 2009

Page n° 5 : Auteurs d’abus sexuels. Refuser leur éviction sociale au risque de nouvelles alternatives. M. Suard 2009 Revue Sens dessous

Page n° 7 : Justice et Réparation. Peut-on « réparer » des agressions sexuelles ? M. Suard 2005 conférence Caen

Page n° 8 : Inceste. Le fonctionnement familial. La répression. Le traitement. M. Suard 2006 conférence Caen

Page n° 10 : L’approche systémique de l’agresseur sexuel intrafamilial avec sa famille M. Suard 2002 journée ARTAAS Rouen

Page n° 13 : Thérapies en prison et suivis socio-judiciaires. M. Suard 2002 Cahiers de l’AFIREM

Page n° 14 : Lettres d’auteurs d’actes incestueux à leur victime au cours de leur travail thérapeutique. 2010

Page n° 16 : Le devenir des auteurs de violences sexuelles après leur sortie de prison. M. Suard 2009 CIFAS Montréal

Page n° 19 : Thérapie de groupe : une séance. M. Suard 1998

Page n° 24 : La réparation dans les familles incestueuses. M. Suard 2009 CHS Ville-Evrard

Page n° 25 : Réconcilier auteurs et victimes d’inceste ? M. Suard 2007 Revue Le Sociographe

Page n° 26 : Pénalisation de l’inceste -1- M. Suard 2010 journée AFIREM Paris

Page n° 27 : Pénalisation de l’inceste -2 - M. Suard 2010 journée AFIREM Paris

Page n° 28 : La loi sur l’inceste censurée par le conseil constitutionnel. Michel Huyette 2011 sur son blog

Page n° 29 : Inceste et code pénal… et Kafka. M. Suard 2011

Page n° 30 : Il n’y a que mon père qui peut me reconstruire. M. Suard 2008 Congrès de Parole d’Enfants

Page n° 31 : Victimes et coupables … quand on parle d’inceste. M. Suard 2011

Page n° 37 : Journal des détenus de Caen.1997 journal Le Grillon

Page n° 43 : Les mères des enfants victimes d’abus sexuels dans le cadre familial. M. Suard 2013

Page n° 45 : Maryline, Lucien et leurs enfants. M. Suard 2013

Page n° 46 : Dans les abîmes de l’enfance violentée. Claudie Brouillet 2013 Cahiers de l’AFIREM

Page n° 47 : Évolutions du concept de violences sexuelles à travers l’histoire. Pierrette Lemoine 2013 CIFAS Québec

Page n° 51 : Les mères des enfants victimes (suite). M. Suard 2014

Page n° 53 : L’interdiction de contacts auteur/victime et… l’incitation au divorce. M. Suard 2014

Page n° 57-1 : Inceste – Histoire vraie (première partie) .Thibault Forestier 1996

Page n° 57-2 : Inceste – histoire vraie (deuxième partie). Thibault Forestier 1996

JUSTICE

Page n° 4 : L’inceste et la loi. M. Suard 2009

Page n° 7 : Justice et Réparation. Peut-on « réparer » des agressions sexuelles ? M. Suard 2005 conférence Caen

Page n° 16 : Le devenir des auteurs de violences sexuelles après leur sortie de prison. M. Suard 2009 CIFAS Montréal

Page n° 26 : Pénalisation de l’inceste -1- M. Suard 2010 journée AFIREM Paris

Page n° 27 : Pénalisation de l’inceste -2 - M. Suard 2010 journée AFIREM Paris

Page n° 28 : La loi sur l’inceste censurée par le conseil constitutionnel. Michel Huyette 2011 sur son blog

Page n° 29 : Inceste et code pénal… et Kafka. M. Suard 2011

Page n° 32 : La justice restauratrice. Jacques Lecomte 2012 colloque ARSINOE Angers

Page n° 33 : Les promesses d’une justice restauratrice. Denis Salas 2010 in « La volonté de punir »

Page n° 35 : La contrainte pénale communautaire. Pierre-Victor Tournier 2012 sur son blog

Page n° 36 : Place au silence. 2013 Site Yapaka.be.

Page n° 40 : La prison, une nécessité pour la République. Elisabeth Guigou 2012 préface du livre de P-V. Tournier

Page n° 41 : Conférence de consensus – Prévention de la récidive. M. Suard 2013

Page n° 44 : La justice restauratrice n’est pas pour demain. M. Suard 2013

Page n° 47 : Évolutions du concept de violences sexuelles à travers l’histoire. Pierrette Lemoine 2013 CIFAS Québec

Page n° 48 : Vers une police de la pensée. 2013 Site Yapaka.be

Page n° 50 : Justice : un rendez-vous dans 10 ans. Pierre-Victor Tournier 2013 sur son site

Page n° 52 : Appel de mai pour la réforme pénale. Pierre-Victor Tournier 2014 sur son site

Page n° 54 : Faire justice et restaurer le lien. Marie Lefebvre-Billiez 2014 Journal Réforme

MALTRAITANCE

Page n° 1 : La peur et la violence dans les familles maltraitantes et chez les intervenants. M. Suard 1990 CREAI de Basse-Normandie

Page n° 11 : La peur et la violence. I. Le dévoilement de la maltraitance. Vidéo 1991 association Echanger autrement

Page n° 12 : La peur et la violence. II. Les conflits familiaux Vidéo 1992 association Echanger autrement

Page n° 34 : L’assistante maternelle face à la maltraitance. M. Suard 1997 C Gal de la Vienne

Page n° 38 : Les intervenants et la peur de la violence. M. Suard 1993 AFIREM Pontoise

Page n° 46 : Dans les abîmes de l’enfance violentée. Claudie Brouillet 2013 Cahiers de l’AFIREM

Page n° 55 : Résilience : le bel exemple de Tim Guénard. Revue Enfants de partout 2014

PARCOURS DE VIE

Page n° 45 : Maryline, Lucien et leurs enfants. M. Suard 2013

Page n° 57-1 : Inceste – Histoire vraie (première partie) .Thibault Forestier 1996

Page n° 57-2 : Inceste – histoire vraie (deuxième partie). Thibault Forestier 1996

Page n° 56 : Cris dans un jardin. Présentation 2014 du livre de Marie Murski

PÉDOPHILIE

Page n° 42 : L’aide à la pédophilie abstinente. Pour un regard humaniste sur les « présumés coupables. Laurence Schaefer 2013 Revue Sens dessous

Page n° 46 : Dans les abîmes de l’enfance violentée. Claudie Brouillet 2013 Cahiers de l’AFIREM

Page n° 48 : Vers une police de la pensée. 2013 Site Yapaka.be

Page n° 49 : On peut vivre avec la pédophilie sans passer à l’acte. Bérénice Rocfort-Giovanni 2013 Nouvel Observateur

RÉCIDIVE

Page n° 16 : Le devenir des auteurs de violences sexuelles après leur sortie de prison. M. Suard 2009 CIFAS Montréal

Page n° 17 : Le gouvernement, complice de la récidive ? Michel David 2011 Société caraïbéenne de psychiatrie et de psychologie légales

Page n° 18 : La lutte contre la récidive : de l’illusion à la réalité. Michel Huyette 2011 sur son blog

Page n° 41 : Conférence de consensus – Prévention de la récidive. M. Suard 201341

SUPERVISION

Page n° 39 : « Tenir la distance ». M. Suard 2005 Ecole des Parents Bagnoles de l’Orne

VIOLENCES CONJUGALES

Page n° 23-1 : Violences conjugales – Prise en charge des victimes. N. Perringérard, M. Suard 2011

Page n° 23-2 : Violences conjugales – Prise en charge des victimes (suite) N. Perringérard, M. Suard 2011

Page n° 23-3 : Violences conjugales – Prise en charge des auteurs N. Perringérard, M. Suard 2011

Page n° 56 : Cris dans un jardin. 2014 interview de Marie Murski

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 21:13

Poursuite, ce mois-ci, du témoignage de Thibault Forestier, auteur d'inceste sur sa fille. Après l'histoire détaillée de sa relation incestueuse et de son contexte familial et social, il aborde dans la deuxième partie l'instruction de son "affaire", le jugement, la condamnation et le temps de l'incarcération. S'il critique beaucoup l'institution judiciaire, il analyse surtout, et sans concession, sa propre attitude, son narcissisme, ses propres sentiments, sa culpabilité, même s'il se pose la question, mais sans appuyer vraiment, de la responsabilité de son épouse. Il évoque aussi le bénéfice que lui a apporté la détention, grâce en particulier au travail thérapeutique entrepris.

Les faits et le jugement datent de plus de 20 ans, comme en témoignent les motifs de sa condamnation : c'est en effet en 1994 qu'une réforme du Code Pénal a remplacé les "attentats à la pudeur" (l'un des motifs de sa condamnation) par les termes d'atteintes et d'agressions sexuelles.

Mais cette histoire, ainsi que l'évolution psychologique manifestée, viennent éloigner, de manière intemporelle, que l'auteur d'inceste n'est pas un monstre, mais un être humain, et, comme tel, susceptible de changement.

Ce document est à lire en page n° 57-2 sous le titre "Inceste-histoire vraie (deuxième partie)

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