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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 11:03

Christiane Taubira, alors Garde des Sceaux, a fait voter le 15 août 2014 une loi judiciaire qui vise à améliorer l’individualisation des peines.


Face à cela, on voit fleurir dans l’opinion publique, dans les médias, et chez les professionnels, des jugements, des sentences, à propos de crimes et de délits sexuels intrafamiliaux (qu’on a coutume d’appeler inceste) qui sont des généralisations abusives. Car chaque situation est en effet particulière et mérite autre chose qu’une appréciation le plus souvent basée sur l’émotionnel et non sur une analyse objective.

Début d’une réflexion sur cette question à lire sur ce blog au n° 66 sous le titre : À propos d’inceste, quelques dégâts du « psychologiquement correct ».

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 14:14

J’ai évoqué dans le dernier article paru sur ce blog « Secret des soins, soins du secret » la question de la vérité contenue ou non dans la parole de la personne condamnée pour des abus intrafamiliaux.

J’ai par ailleurs assisté le 3 mars à Paris à une journée de l’AFTVS (Association Française de Thérapie des Violences Sexuelles) sur la parole de l’enfant : « La vérité sort-elle toujours de la bouche de l’enfant ? ». Les experts intervenant dans cette journée ont pratiquement tous dit que l’enfant dit sa vérité, qui n’est pas nécessairement la vérité. Certains d’entre eux semblaient toutefois considérer qu’ils étaient les seuls à pouvoir entendre efficacement les enfants. Pourtant il arrive que dans un procès les avis des différents experts ne soient pas concordants…. Et que donc, même des experts peuvent se tromper !

Tout récemment, les 24 et 25 mars, se tenaient à Nantes les journées de l’ARTAAS (Association pour la recherche et le Traitement des Auteurs d’Agressions Sexuelles) où l’une des intervenantes, dans un exposé intitulé « histoires et faux souvenirs », a présenté des expériences de psychologie cognitive qui démontrent comment il est possible de créer chez autrui de faux souvenirs, comment les souvenirs sont souvent erronés et comment il est impossible de savoir si des souvenirs évoqués sont réels ou bien des déformations de la réalité voire des constructions sans lien avec la réalité.

Ces différents événements m’ont donné l’envie de faire part de mon expérience sur ce questionnement autour de la réalité des propos tenus par des enfants (tout en sachant que la question se pose de la même façon pour les adultes) lors de missions d’expertise judiciaire, sollicitées par des juges des enfants et des juges aux affaires familiales.

C’est à lire dans l’article n° 65 : La parole de l’enfant dans les procédures judiciaires. Expériences d’expertises judiciaires systémiques.

Michel Suard

ATFS Caen

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 15:51

La Justice impose des soins aux personnes condamnées pour des actes de violence. Beaucoup de professionnels du soin ont l'habitude de considérer qu'il y a une incompatibilité entre soin et obligation, et que le secret professionnel du soignant rend impossible la communication avec la Justice. Michel Suard est un psychologue qui travaille depuis 50 ans en lien avec des juges. Sa position sur cette question est plus nuancée. Il a été chargé d'une communication sur sa pratique dans un colloque sur les relations entre la justice et le soin. C'est à lire sur ce blog, au n° 64 sous le titre : SECRET DE SOINS, SOINS DU SECRET.

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 17:31

De plus en plus de personnes qui ont vécu des relations sexuelles incestueuses éprouvent le besoin d'écrire leur histoire. La fonction thérapeutique, libératrice, de cet exercice d'écriture de traumatismes destructeurs, est évidente et ne peut être qu'encouragée. Pourtant la multiplication de ces témoignages pose un certain nombre de questions que Michel Suard tente d'analyser dans l'article n° 63 de ce blog sous le titre "À propos de récits d'inceste vécu". Les 4 millions de victimes d'inceste annoncées par un sondage récent commandé par l'Association Internationale des Victimes d'Inceste ne peuvent en effet ressembler toutes au portait univoque présenté dans la quarantaine de témoignages publiés par des éditeurs français, surtout depuis le début de ce siècle. Et parmi ces témoignages de "personnes qui ont vécu l'inceste" (terme préférable à "victimes d'inceste"), certaines paraissent encore enfermées dans ce statut, malgré le travail d'écriture : les "survivantes", alors que d'autres rayonnent de vie : les "vivantes".

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 16:11

« …La délinquance n’est pas un état permanent. On y rentre puis on en sort, un jour. Il existe bien une vie après la peine…

…On constate chez presque tous les détenus, dans leur vie quotidienne d’après-prison, un trait commun que l’on pourrait presque laisser de côté comme un dégât collatéral et inévitable : la présence de séquelles psychiques de l’enfermement. Ces séquelles sont nombreuses et propres à chacun, d’intensité différente et pouvant prendre des formes surprenantes. Ne pas pouvoir franchir une porte, dormir chaque nuit dans un recoin du lit, répéter inlassablement les habitudes de l’encellulement, sentir monter en soi des réflexes de méfiance et de violence nés en prison… De façon plus générale, beaucoup expriment une perte de la confiance et une dégradation de l’estime de soi. Tous ces symptômes sont inquiétants car ils traduisent un effet profond de la prison qui contredit l’un des objectifs affichés : la réinsertion. Or, l’emprisonnement tel qu’il est vécu par les détenus semble un désapprentissage progressif des relations humaines ordinaires, alors qu’il devrait aboutir à forger un individu lieux armé pour affronter les difficultés de la vie. Comme s’il fallait, une fois libéré, commencer par réparer ce que la prison a cassé avant de construire une autre vie…

…À nous de regarder ces hommes et ces femmes, non pas comme des exilés de l’intérieur mais comme des citoyens qui, après avoir purgé leur peine, regagnent la vie ».

Extraits de « La vie après la peine » Grasset 2014, dernier livre de Serge PORTELLI, magistrat, qui viendra à CAEN lundi prochain 30 novembre, à 20 heures 30, Amphi Tocqueville à l’Université – campus 1, pour parler de l’exécution des peines après la sortie de prison, dans le cadre du séminaire organisé par l’association Démosthène (www.demosthene.asso.fr).

Venez nombreux.

M. Suard

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 15:40

À CAEN, l'association Démosthène, association pour la citoyenneté, espace universitaire de débats, organise cette année, en collaboration avec la Ligue des Droits de l'Homme, un séminaire sur le thème : "La prison, une question citoyenne".

 

Ci-dessous, l'argumentaire de ce séminaire et le programme des conférences.

 

                             Démosthène

                                      _____________________________________________________

                                       Association pour la citoyenneté, espace universitaire de débat

                                       Conférences Débats 2015/2016

                                         Association Démosthène et Ligue des Droits de l’Homme

                                                                 Université Caen Normandie

 

                       « La prison, une question citoyenne »

 

                Quelles sont les conditions, les modalités et les pratiques pour que les

                   personnes détenues réintègrent la société à leur sortie de prison ?

 

La très grande majorité des personnes détenues sortent un jour de prison et réintègrent la

société civile.

Mais, seul un faible pourcentage d’entre elles a préparé la sortie en détention. Or, on sait

maintenant que la récidive survient principalement chez les personnes dont l’insertion

sociale n’a pas été suffisamment organisée.

En effet, depuis des décennies, chercheurs et sociologues ont bien montré que la prison ne

remplit pas le rôle prescrit par la loi : amendement du condamné, renoncement aux

infractions, préparation à la sortie et à l’insertion postpénale.

La réintégration sociale des condamnés est un long chemin. Pour bon nombre, la peine

s’effectue en prison où le condamné doit pouvoir débuter son parcours de réintégration

sociale en tant que « citoyen ».

Sa dignité doit y être respectée, avec ses droits fondamentaux, comme le prescrivent les

lois en France et en Europe, et comme le vérifie chaque année le Contrôleur Général des

Lieux de Privation de Liberté.

Or, la plupart des sortants de prison se retrouvent dans un espace incertain et précaire, une

sorte de « no man’s land » hors les murs de la prison, mais toujours hors la société, la

porte de celle-ci restant bien fermée.

C’est la raison pour laquelle l’Association Démosthène et la Ligue des Droits de

l’Homme proposent une réflexion sur la réalité carcérale et postpénale, dans le cadre d’un

séminaire en 2015-2016, « La prison, une question citoyenne ».

 

Ce séminaire 2015-2016 comporte cinq conférences-débats :

1ère conférence – 9 novembre 2015

« Parce qu’ils sortiront un jour …»

Paul Roger Gontard

Prison et préparation à la sortie

2ème conférence – 30 novembre 2015

« Parce que la sortie se prépare …»

Serge Portelli

L’exécution de la peine et ses aménagements

3ème conférence – janvier 2016

« Parce qu’il existe d’autres formes de prison… »

Table ronde - La prison autrement

4ème conférence – mars 2016

« Parce que le travail est une clé de l’insertion… »

Table ronde -Juge d’application des peines- Chefs d’entreprise

Le travail, clé de l’insertion sociale

5ème conférence – avril/mai 2016

« Parce que la réparation reste une question… »

La justice restauratrice

 

Ces conférences se tiennent à 20h30

Campus I – Université de Caen Normandie

Amphithéâtre TOCQUEVILLE

Entrée libre et gratuite, ouverte à tous

 

Démosthène - Maison des Solidarités (1er étage ) - 51 Quai de Juillet – 14000 CAEN

Tél. : 02 31 34 70 28 – Courriel : HYPERLINK "mailto:associationdemosthene@

orange.fr" association-demosthene@orange.fr

Site internet : www.demosthene.asso.fr

Ligue des Droits de l’Homme de Basse-Normandie, Maison des Associations, 14000

CAEN

Tél : 06.11.75.18.21 – Courriel : ldh HYPERLINK

"mailto:bassenormandie@ldh-france.org" bassenormandie@ldh-france.org

Site internet :http://site.ldh-France.org/bassenormandie/ et www.ldh14.com/

 

La première conférence, le 9 novembre, sera présidée par Laurence DUMONT, députée, vice-présidente de l'Assemblée Nationale.

Paul Roger GONTARD, juriste, docyeur en Droit pénal, ancien conseiller au secrétariat d'Etat à la Justice, fera un état des lieux à propos des textes, de leur application réelle, et de leur pertinence à l'égard du sens de la peine.

 

Le 30 novembre, seconde conférence du cycle, même lieu, même heure, Serge PORTELLI, magistrat, traitera des aménagements de peine : objectifs et modalités, effets sur l'insertion postpénale, avantages et limites. Son dernier ouvrage, paru en 2014, s'intitule "lla vie après la peine, document"

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 14:01

La protection de l’enfance en danger nécessite de prendre des mesures, qui peuvent être douloureuses, mais qui doivent permettre à l’enfant de vivre dans une plus grande sécurité, favorable à son épanouissement personnel.

Le « principe de précaution » est toutefois mis en avant parfois pour justifier des décisions de séparation qui paraissent excessives, en particulier lorsque le danger n’est que supposé, ou lorsque des délits antérieurs sont considérés comme devant à coup sûr récidiver.

Nous avons évoqué, page 53 de ce blog sous le titre « l’interdiction de contact auteur-victime et… l’incitation au divorce » la situation de Patrice, condamné pour avoir commis des abus sexuels sur Kevin, et de ce fait, interdit de contact avec Ludovic, demi-frère de Kevin.

(La situations est réelle, mais tous les prénoms sont bien sûr modifiés pour préserver l’anonymat des personnes).

Imaginons ce que pense Ludovic de sa situation.

J’AI 10 ANS

J’ai 10 ans … et je ne sais pas trop quoi dire aux copains qui me posent des questions sur mes parents et surtout sur mon père. Dylan, ses parents sont divorcés et il a la résidence partage. Ça lui plait bien d’être une semaine chez son père et une semaine chez sa mère. En plus, ses parents ont l’air de bien s’entendre. Pour Erwan, c’est plus compliqué. Il est toute la semaine chez sa mère et il va passer des week-ends chez son père. Mais ses parents s’insultent tout le temps. Ça l’agace.

Moi, c’est pas pareil, mes parents ne sont pas séparés. Mais c’est à cause de moi qu’ils ne vivent pas ensemble. C’est un juge qui a décidé que Papa ne devait pas vivre avec nous, Maman et moi. Papa m’a tout expliqué. Mais je peux quand même pas répéter ça à mes copains ! Papa a fait de la prison parce qu’il a joué avec le zizi de mon frère. C’est pas mon frère, c’est un demi-frère : mon père avait déjà 3 enfants quand il s’est marié avec Maman, et je suis né après. Ils habitaient tous les trois avec nous. C’est avec Kevin, le plus vieux des trois, que Papa a fait des bêtises. Papa m’a bien expliqué qu’il avait pas le droit de faire ça, et que c’est normal qu’il aille en prison pour ça. Mais il m’a dit aussi qu’il ne le ferait jamais plus et qu’il le ferait pas avec moi, parce qu’il avait bien compris que c’était interdit. Il m’a dit qu’un Papa, ça doit protéger, et ça doit pas faire des abus sexuels.

Quand il était en prison, j’étais tout petit, j’allais encore à l’école maternelle, et j’allais des fois le voir avec Maman. J’aimais bien aller le voir parce qu’il me manquait. Mais le parloir à la prison, c’était quand même pas très drôle parce qu’il y avait plein de gens autour de nous.

Je le savais bien qu’on n’a pas le droit de toucher le zizi. Des fois, Maman me mettait chez ma tante pendant qu’elle allait travailler. Ma tante, elle gardait des enfants de la DASS et une fois, y a une petite gamine qui m’a baissé ma culotte pour jouer avec mon zizi. J’ai trouvé ça bizarre. Quand j’ai raconté ça à la maison, Papa s’est fâché. Il m’a dit qu’il fallait pas se laisser faire et il est allé disputer ma tante pour qu’elle surveille davantage, parce qu’il veut pas qu’il m’arrive des trucs comme ça.

Quand Papa est sorti de prison, il est revenu à la maison. Mais après, y a un juge qui a dit que c’était dangereux et qu’il fallait qu’il aille habiter ailleurs. Alors, il est parti habiter dans une autre ville, tout près de son travail. Mais je le réclamais et il venait me voir souvent. J’ai aussi une grande sœur, qui a 25 ans. C’est une fille de Maman, pas de Papa. Je sais qu’elle est allée dire à une assistante sociale que Papa n’avait pas le droit de me voir et qu’il venait quand même. Alors, c’est encore de ma faute ; il est retourné en prison. Je me rappelle, j’étais en CP. J’ai cru que je le reverrais plus jamais. Heureusement, il est ressorti de prison et un autre juge a bien voulu qu’il vienne me voir à la maison, seulement quand Maman est là. Depuis, je le vois presque tous les dimanches. C’est pas beaucoup, mais j’aime bien quand il vient faire des travaux dans la maison pour Maman et moi. Il a réinstallé la cuisine et collé du papier peint dans la salle et dans ma chambre. Tout de suite, c’est chouette, il a eu un accident à son travail. Alors, il vient plus souvent chez nous.

Mais ce qui m’embête, c’est qu’il se dispute souvent avec Maman à cause de moi. Il trouve que Maman n’est pas assez sévère. Je sais bien qu’il a raison. Il veut pas que je mange toujours des bonbons. Mais quand je fais les courses avec Maman, elle m’en achète toujours, quand je lui demande. Mon prof de judo aussi, il trouve que j’en mange de trop et que je suis pas assez actif sur le tatami. Mais moi, je voudrais que Papa soit là tous les jours. Même quand il me dispute. L’autre jour, il m’a rouspété parce que je sortais tout nu de la douche pour me rhabiller dans la salle. Il veut que je me change dans la salle de bain. Mais Maman, elle, elle dit rien.

Mais je suis pas sûr qu’il revienne. Je l’ai entendu l’autre jour. Il disait à Maman qu’il allait sûrement changer de travail et habiter dans une autre ville. Ça me rend triste.

En plus, Kevin, Papa n'avait pas non plus le droit de le voir. Pourtant, il y a pas longtemps, il est revenu vivre dans la maison de Papa. Il paraît que c'est parce qu’il est majeur que le juge a bien voulu. Maman a été très fâchée parce qu’elle dit que c’est à cause de Kevin que Papa a été obligé de partir. Mais j’ai bien compris que c’est aussi à cause de moi. Et Maman, elle veut pas non plus que je voie Kevin.

En plus, j’aimais bien Béatrice, c’est aussi une demi-sœur. Je m’entendais bien avec elle quand elle était à la maison avec nous. J’étais tout petit, j’allais à la maternelle. Quand Papa est parti en prison, elle est repartie avec Kevin et son autre sœur chez leur mère. Je ne les jamais revus depuis. Maman m’a dit que Béatrice l’appelait souvent au téléphone. Elle voudrait venir me voir et moi je voudrais bien la voir aussi. Mais elle habite loin et, je comprends pas pourquoi, il paraît que Papa n’a pas le droit de la voir non plus. Sans ça, il pourrait aller la chercher avec sa voiture, parce que Maman, elle a pas de voiture.

Un jour, ma tante a parlé avec Maman que Papa avait été condamné pour un viol sur Kevin. J’ai redit ça à la maison. Papa s’est vraiment fâché et il a rouspété Maman qu’elle devrait pas laisser sa sœur dire des mensonges comme ça. Je sais pas ce que c’est un viol. Mais ça doit être plus grave que ce qu’a fait Papa à Kevin. Et Papa m’a dit de surtout pas répéter des choses comme ça.

Je trouve que tout ça, c’est pas juste. C’est pas normal que les Juges m’empêchent de vivre avec mon père. J’ai pas fait de bêtises, moi. J’ai des bonnes notes en CM1 et au judo je vais peut-être passer ceinture verte. Et puis, je sais bien, moi, que Papa ne fera plus des trucs sexuels comme ça.

Moi, quand je serai grand, je ferai comme Kevin, j’irai habiter avec Papa, même si le Juge est pas d’accord.

p.c.c ; Michel SUARD

J’ai 10 ans

Je vis dans des sphères

Où les grands n’ont rien à faire

Je vais souvent

Dans des montgolfières des géants

Et des petits hommes verts

Si tu me crois pas, hé

Taar ta gueule à la récré.

(A. Souchon)

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 10:40

Fin Mai, nous avons publié sur ce blog les commentaires de Michel Suard sur le congrès international du BICE (Bureau International Catholique de l’Enfance) qui s’est tenu à paris le 20 mai. Cet organisme vient de publier la synthèse des interventions du congrès, la déclaration finale ainsi que les recommandations aux états en matière d’abus sexuels des enfants. Il doit être possible de les trouver sur le site www.bice.org.

Début juin, l’association ARSINOE (Autre Regard Sur l’INceste pour Ouvrir sur l’Espoir) www.arsinoe.org organisait deux journées internationales avec pour thème : « Comment retrouver dignité et sens de la vie après un abus sexuel ? ». À la page 62 de ce blog, sous le titre « Abus sexuels. Congrès Internationaux II. Après le congrès d’ARSINOE » vous trouverez les commentaires et analyses de Michel Suard, partagé entre satisfaction et insatisfaction, face à l’humanisme de certains intervenants et la "violence thérapeutique" de quelques autres.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 17:38

Les 4,5 et 6 juin se tient à Charleroi, en Belgique , le 8ème CIFAS, Congrès International Francophone sur l’Agression Sexuelle. Ce Congrès a lieu tous les deux ans, en alternance au Québec et en Europe (Belgique, France ou Suisse). Congrès « scientifique » au cours duquel près de 150 interventions, en plénières, en ateliers, symposiums, communications ou posters sont proposées aux participants. Les thèmes abordés portent sur le traitement des auteurs d’agressions sexuelles, mais aussi des victimes, sur le rôle de la justice, sur l’attitude des médias. www.cifas2015.be

Les 4 et 5 juin, un autre congrès international se tient à Angers, organisé par une association : ARSINOE (« Autre Regard Sur l’Inceste pour Ouvrir sur l’Espoir »). Ce congrès porte surtout sur l’aide à apporter aux victimes puisque le thème en est : « Comment retrouver dignité et sens de la vie après un abus sexuel ? ». Les orateurs sont français, canadiens, autrichien, italien, belge, suisse. www.arsinoe.org

Le 20 mai s’est tenu à paris, au Collège des Bernardins, un autre congrès international sur l’abus sexuel des enfants, organisé par le BICE (Bureau International Catholique de l’Enfance), avec des intervenants venant d’Afrique, d’Amérique du Nord et du Sud, d’Asie et d’Europe. Là aussi, congrès centré sur l’aide à apporter aux enfants victimes, en termes de protection et de promotion de la résilience. www.bice.org

La multiplication de ces congrès n’est pas sans poser question. Elle signe à la fois le caractère universel de l’abus sexuel sur les enfants et la difficulté à faire respecter les droits des enfants pourtant universellement reconnus depuis la Convention Internationale des Droits de l’Enfant qui date de 1989 (article 34 : Les Etats s’engagent à protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle…).

Michel Suard a assisté au congrès du BICE. Il assistera ensuite au congrès de ARSINOE. Son commentaire sur le congrès du BICE est à lire dans le n° 61 de ce blog sous le titre : Abus sexuels. Congrès International. Après le congrès du BICE.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 17:03

En 2010, des associations de victimes, et en particulier l'Association Internationale des Victimes d'Inceste (A.I.V.I.) avaient obtenu que des députés fassent voter une proposition de loi visant à introduire l'inceste dans le code pénal. Cette loi a été votée, mais, à la suite d'une "Question Prioritaire de Constitutionnalité", le Conseil Constitutionnel l'a annulée par une décision du 16 septembre 2011, la définition de la famille étant jugée trop imprécise. Par exemple, le beau-père, auteur d'abus sur la fille de sa compagne, fait certes partie de la famille recomposée, mais il ne fait pas partie des personnes avec qui la fille aura l'impossibilité de se marier, ce qui est la définition classique de l'inceste. La loi a donc été annulée.

Mais les associations de victimes ont récidivé, et ont fait de nouveau pression sur les élus (ce ne sont pas tous les mêmes qu'en 2010), et un nouveau texte est en discussion au Parlement. Le nouveau texte veut éviter les imprécisions de la loi votée en 2010. Il reprend pourtant les mêmes erreurs ! Et la souffrance, tout à fait respectable, d'un certain nombre de victimes, ne devrait pas aboutir à des lois fondés essentiellement sur l'émotion.

Nous avons déjà dit sur ce blog (pages 26,27,28) qu'une telle introduction était inutile, floue et même dangereuse. Aujourd'hui, à la page 60, nous redisons "Non au mot "inceste" dans le code pénal" et nous vous invitons à nous adresser vos réactions.

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