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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 11:27

Nous avons publié sur notre blog il y a 3 ans des lettres d’auteurs d’inceste (page n°14 : « lettres d’auteurs d’actes incestueux à leur victime au cours de leur travail thérapeutique »).

Aujourd’hui nous publions un témoignage rare : c’est le récit, par un auteur d’inceste, de sa relation incestueuse avec sa fille. Dans une deuxième partie, qui vous sera livrée le mois prochain, cet auteur évoquera son jugement, sa condamnation et son travail thérapeutique en détention.

Un tel témoignage peut surprendre, mettre mal à l’aise, voire choquer. L’auteur y apparaît comme quelqu’un de narcissique, et quelque peu exhibitionniste dans sa façon de se raconter. Mais le travail qu’il a entrepris sur lui-même lui permet de se reconnaître et de se décrire effectivement comme exhibitionniste, séducteur, comédien, narcissique.

Tous les auteurs d’inceste ne sont pas semblables à cet homme, de même que toutes les victimes ne peuvent être comparées à sa fille. La relation incestueuse n’est que rarement une relation de type « amoureux ». Mais sa réflexion sur sa situation, sur les abus commis, sur la nature e sa relation avec la victime, avec son épouse, avec ses autres enfants, la distinction qu’i fait entre narcissisme et perversion, méritent tout notre intérêt.

Par respect pour sa famille, cet homme, qui a signé ce document d’un nom d’emprunt : Thibault Forestier, a modifié les noms des acteurs ainsi que les lieux de ce drame familial. Il a écrit ce texte et me l’a remis au terme de son incarcération, il y a près de 20 ans. J’ai retrouvé récemment ce document et il m’a paru important de le faire connaître.

C’est à lire en page n° 57-1 sous le titre « Inceste – histoire vraie (première partie) ».

Michel Suard

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 14:00

Nous avons publié sur ce blog en juin 2011 la présentation du travail fait par le CIDFF auprès de victimes et aussi auprès d'auteurs de violences conjugales, sous le titre "Prise en charge des victimes et prise en charge des auteurs" n° 23-1, 23-2 et 23-3.

Cet article commençait par un extrait d'un blog "cris dans un jardin" écrit par l'une des participantes du groupe de parole de victimes. Ce blog est devenu un livre que nous présentons ce mois-ci sous le n° 56 : "Cris dans un jardin de Marie MURSKI".

Tous les auteurs de violence conjugale ne sont pas des pervers narcissiques comme celui qui a voulu détruire Marie Murski. Mais il faut lire son livre pour tenter de comprendre comment une femme intelligente, cultivée, peut malgré tout devenir la proie d'un tel prédateur, et aussi comment la participation à un groupe de parole a finalement aidé la victime à sortir de ce piège infernal.

Le livre "Cris dans un jardin" est un témoignage émouvant et courageux. Il est paru tout récemment aux éditions Cogito, avec le soutien du CIDFF du Calvados (Centre d'Information des femmes et des Familles) et du Centre National CNDIFF, et en lien avec l'association Florian Fillet qui oeuvre à la mise en place de soins palliatifs en milieu pédiatrique.

Marie Murski présentera son livre à Lisieux et à Caen lors de la prochaine journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes (25 novembre)

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 16:41

Nous publions ce mois-ci un article sur la résilience, paru en février dernier dans la revue Enfants de Partout, éditée par le Bureau International Catholique de l'Enfance (B.I.C.E.).

Il s'agit d'extraits d'un livre : "Plus fort que la haine", de Tim Guérard, dans lequel il raconte son parcours d'enfant gravement maltraité, et qui a réussi à se reconstruire grâce à la rencontre de personnes qui l'ont aidé à dépasser ses difficultés de vie. Ces personnes ont été pour lui les "tuteurs de résilience" dont parle Boris Cyrulnik.

Dans ce témoignage, Tim Guénard explique qu'il a pardonné à son ancien agresseur. Il importe de rappeler que, pourtant, le pardon n'est pas toujours indispensable pour se reconstruire.

Boris Cyrulnik vient d'annoncer l'ouverture prochaine - en 2015 - d'un nouvel Institut de la Petite Enfance à CAEN. On reparlera donc e résilience, mais aussi de bientraitance et des conditions éducatives qui permettent à un jeune enfant de construire des liens d'"attachement sécure".

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 13:05

Le journal Réforme, hebdomadaire protestant d’actualité, a publié cette semaine un dossier sur la justice restaurative, signé par Marie Lefebvre-Billez, au moment où un amendement au projet de nouvelle loi pénale est en discussion au Sénat, avec le compte-rendu d’un colloque qui s’est tenu le 26 mai dernier au Conseil économique, social et environnemental à Paris, avec aussi  un interview de Michel Suard à propos des entretiens entre auteurs et victimes d’inceste. Et un article sur la communication non-violente (CNV) et les cercles restauratifs mis en place au Brésil par un anglais.  Nous publions aujourd'hui dans la rubrique "justice", sous le titre : 54. FAIRE JUSTICE ET RESTAURER LE LIEN, le compte rendu du colloque sur la justice restaurative, premier article de ce dossier. On peut trouver les autres articles sur  www.reforme.net

 

Notre prochaine parution interviendra le 30 août. Bonnes vacances à tous.

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 13:41

 

 

Michel Suard prolonge ce mois-ci sa réflexion sur les mères des enfants victimes d’inceste qui ont maintenu leur relation avec l’auteur des abus, et en même temps sur l’interdiction systématique des contacts entre les auteurs d’inceste et leur victime. Son analyse critique de certains fonctionnements sociaux et judiciaires l’amène à faire quelques propositions, sans doute utopiques chez nous, et pourtant réalistes ailleurs. Cet article inédit s’intitule « L’interdiction de contacts auteur-victime… et l’incitation au divorce ». Il se trouve dans la rubrique « Inceste » sous le n° 53

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 13:34

Le projet de loi pénale de Christiane Taubira est actuellement en discussion au Parlement. Nous publions dans la rubrique Justice (sous le n° 52) un appel initié par Pierre-Victor Tournier, souvent cité dans ce blog, pour soutenir cette réforme nécessaire. Vous êtes invités à prendre connaissance de cet « Appel de Mai » et, si vous soutenez vous aussi ce projet de réforme,  à le signer à votre tour et à l’adresser à votre député.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 15:01

 

 

Nous avons publié l’an dernier un article de Michel Suard sur les différentes postures de mères confrontées à un abus sexuel commis sur leur enfant par un membre de la famille. Il « récidive » aujourd’hui avec un commentaire sur un colloque qui s’est tenu en janvier à Paris. Colloque organisé par l’association des Dr Bru qui gère une Maison d’Enfants spécialisée dans l’accueil de filles victimes d’inceste. Ce colloque se penche sur le rôle et la place des mères des filles victimes d’inceste, et sur la nécessité de les inclure dans le processus thérapeutique au bénéfice de l’enfant victime. Mais Michel Suard n’est pas toujours tout à fait d’accord avec les analyses proposées. Ce qui lui permet de repréciser ce que lui a appris sa pratique auprès des victimes, des auteurs et des familles. Son commentaire est à lire sur ce blog dans la rubrique « inceste » sous le n° 51 « Les mères d’enfants victimes d’inceste (suite) ».

 

Les actes de ce 8ème colloque de l’association Drs Bru sont parus dans un ouvrage des Editions Erès : « Inceste , lorsque les mères ne protègent pas leur enfant ». Les actes des précédents colloques de l’association Docteurs Bru sont disponibles sur demande via le site internet : www.maisonjeanbru.org ou par mail : adb@groupe-halosol.com

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 18:05

La loi proposée par Christiane Taubira en octobre 2013, et qui s’intitule « prévention de la récidive et individualisation des peines » doit être examinée par le Parlement au cours du mois d’avril prochain, et donc après les élections municipales du mois de mars. Du moins nous l'espérons, car on parle aussi de remaniement ministériel… Nous savons aussi que nombre d'opposants à ce projet de loi vont se manifester, en soutien aux associations de victimes qui veulent un renforcement des peines de prison et le maintien de la prison comme peine de référence plutôt que la primauté donnée à des peines exercées dans la communauté. Et il est difficile de dire si le gouvernement cédera ou non aux pressions de la rue...

Pierre-Victor Tournier, souvent cité sur ce blog, et qui est l'un des promoteurs de cette peine de "contrainte pénale exercée dans la communauté", croit à la réussite de ce projet de loi. Il anticipe même que dans 10 ans on fêtera l'anniversaire de la promulgation de cette loi. Il a écrit un texte sur son blog qui imagine les effets qu'aura eus cette loi en 2025. Nous présentons ce texte dans la rubrique "Justice" sous le n° 50 "Rendez-vous dans 10 ans".

On a bien le droit de rêver...

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:11

Nous avons déjà publié il y a quelques mois un article de Laurence Schaefer sur les "pédophiles abstinents" (n° 42 : L'aide à la pédophilie abstinente").

 

Aujourd'hui, sur le même thème, c'est un article d'une journaliste du nouvel Observateur, Bérénice Rocfort-Giovanni, que nous vous proposons. À lire dans la rubrique "pédophilie" n° 49 :"On peut vivre avec la pédophilie sans passer à l'acte". Le témoignage de Romain, présenté dans cet artcile, met aussi en lumière les liens entre les fantasmes pédophiliques et les téléchargements d'images pédopornographiques.

 

Peut-être un jour verrons-nous en France s'ouvrir d'autres consultations spécialisées, et des campagnes d'information, un numéro vert, pour venir en aide à ces personnes en souffrance qui, pour l'instant, ne savent pas où s'adresser... 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 18:33

 

Aimez-vous les séries policières à la télé ? Moi, j’en suis très friand : Mentalist, Les Experts, NCIS, mais aussi les enquêtes de Murdoch, Nicolas Le Floch, Hercule Poirot, Maigret bien sûr. Mais en étudiant le programme télé de la semaine de Noël qui vient de s’écouler, je me suis aperçu que j’étais loin d’avoir regardé tout ce que les différentes chaînes, chaînes classiques et TNT, proposaient dans ce domaine : En 7 jours, 21 séries différentes avec plusieurs épisodes à la suite, soit un total de 67 épisodes, uniquement en soirée entre 20h 45 et minuit. La moitié de ces diffusions nous proviennent des USA. Et deux films seulement sont des réalisations de cette année. Il s’agit toujours d’histoires « criminelles », c’est-à-dire avec un ou plusieurs morts pour qui une équipe de policiers, assistés éventuellement de consultants, de journalistes, de détectives, et de plus en plus souvent de médecins légistes (qui sont souvent des femmes : y aurait-il un rapport entre la femme et la mort ?...), va trouver, en moins d’une heure, le coupable après avoir envisagé plusieurs suspects. 67 épisodes, soit environ 100 à 120 homicides élucidés. Dans la journée, on trouve sur toutes ces chaînes encore un peu plus de séries aux multiples épisodes. Soit au total près de 250 morts chaque semaine sur nos écrans de télé, uniquement dans ces séries policières. Et donc environ 13 000 morts violentes dans l’année.

 

C’est donc que le public est très demandeur ! Toutefois on peut penser que le jeu de la concurrence entre les chaînes pour attirer le public est pour quelque chose dans ce matraquage impressionnant. Qu’est-ce qui plait donc tant au téléspectateur ? Est ce une attirance morbide pour le sang versé, une fascination pour l’horreur du crime ? On peut le penser si l’on considère entre autres choses que les scènes d’autopsie sont de plus en plus « ouvertes » et ne se contentent pas toujours de nous montrer un cadavre bien soigneusement recousu. Mais c’est aussi l’intérêt pour le travail des policiers qui comme dans un jeu de Cluedo vont d’hypothèses, d’intuitions, en découvertes de preuves qui conduisent à « la vérité », avec des scénaristes qui se plaisent à emmener le téléspectateur sur toutes les fausses pistes possibles. Les relations entre les membres des équipes, leur humour, les intrigues amoureuses, permettent aussi d’atténuer la charge émotionnelle de l’affaire criminelle elle-même, et de rappeler qu’il s’agit bien de fiction.

 

Mais n’y a-t-il pas malgré tout un lien entre cet attrait pour les affaires criminelles (il faudrait d’ailleurs ajouter les émissions qui reprennent les grands procès d’assises ou les affaires non élucidées) et le sentiment d’insécurité ambiant, souvent évoqué par les partis politiques et les médias ? A vrai dire, le sentiment d’insécurité concerne surtout les délits et les incivilités beaucoup plus que les crimes, mais il est frappant de noter que les policiers enquêteurs de ces séries n’hésitent pas lorsqu’ils « tiennent un suspect » avec un casier judiciaire chargé de nombreux délits à le considérer comme un très bon suspect du crime commis, faisant un lien un peu trop rapide entre délits commis et crimes possibles.

 

 Peur de l’agression et fascination pour l’agression et pour la mort semblent bien avoir des motivations inconscientes profondes qui peuvent entretenir l’envie d’un état de plus en plus policier. Il est impressionnant de voir comment, dans ces fictions, les polices « scientifiques », en particulier américaines, parviennent, grâce à la vidéo-surveillance, à l’ADN, aux téléphones portables, aux cartes de crédit, et à tous les fichiers, à identifier et à localiser n’importe quel individu. C’est peut-être ce dont nous rêvons…

 

Et pourtant, il n’y a aucun lien entre ces homicides télévisés et la réalité du crime dans notre pays. En 2012 (et les chiffres de 2011 sont très voisins),  617 000 condamnations ont été prononcées par la justice et inscrites au Casier Judiciaire, pour 910 000 infractions, dont seulement 0,1% d’homicides, soit 450 homicides volontaires et 450 coups et violences criminelles ayant entraîné la mort ou une infirmité permanente. (Il faut rappeler que 160 femmes sont tuées chaque année par leur conjoint ou leur ex-conjoint). Mais au total, 900 meurtres réels, c’est 15 fois moins qu’à la télé !

 

Il faut noter que les Cours d’Assises  jugent aussi d’autres crimes que des homicides. Les viols représentent en effet le double des affaires d’homicides, mais il semble que les viols ne présentent pas le même intérêt pour les scénaristes et les réalisateurs de séries. Les homicides élucidés par leurs équipes de policiers sont d’ailleurs rarement accompagnés de viol.

 

Enfin, les crimes jugés par les Cours d’Assises ont été commis par 95% d’hommes pour seulement 5% de femmes. Nous sommes loin de l’égalité entre les hommes et les femmes dans ce domaine ! La violence criminelle est donc essentiellement masculine. Il n’est d’ailleurs pas impossible que dans une recherche de plus d’égalité les séries policières aient augmenté le pourcentage de femmes coupables d’homicides…

 

Mais, je dois vous laisser maintenant, car ce soir, il y a Castle à la télé…

 

Michel Suard

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